Le lieu

Aux origines de la propriété,
un phalanstère d’artistes…

Édifié en 1888 sur un promontoire rocheux dominant la campagne jurassienne, le Château du Mont Camille trouve son origine dans la rencontre entre un lieu exceptionnel et plusieurs artistes visionnaires. Camille Parquet et le peintre voyageur Paul Merwart, séduits par la lumière du Jura, furent parmi les premiers à y travailler. Ils furent rapidement rejoints par le sculpteur Auguste Seysses, tandis que le maître de l’Art nouveau, Alphons Mucha, gravitait dans le même cercle artistique.

Le grenier de la maison, traversé par une lumière singulière, a longtemps servi d’atelier à ces créateurs. C’est de cette période que le domaine conserve son atmosphère inspirée, profondément liée au monde des arts.

Le lieu doit également une part de son identité à Paul Parquet, fils de la propriétaire d’origine. Parfumeur et figure majeure de la maison HOUBIGANT, il puisa dans la forêt environnante son inspiration : la fragrance délicate des cyclamens sauvages. Son « Parfum Idéal » triompha à l’Exposition universelle de 1900, dans un pavillon décoré par Mucha, scellant un lien unique entre le Mont Camille, l’art et la parfumerie moderne.
Aujourd’hui, il nous tient à cœur de perpétuer cet héritage créatif au cœur d’une nature préservée. Entre forêts sauvages et paysages bucoliques, le Mont Camille demeure un lieu de quiétude, d’inspiration et de sérénité, fidèle à l’esprit de celles et ceux qui l’ont façonné.

Une boucherie parisienne, un président de la République, une sculptrice émancipée,
un peintre voyageur, un maître des arts nouveaux, un parfumeur,
un sénateur, un sculpteur toulousain…

Camille Parquet
1832 - 1914
L’âme originelle de la maison
camille parquet

Ancienne bouchère parisienne, Camille Parquet décide un jour de quitter le tumulte de la capitale pour s’installer dans les hauteurs du Jura.
Elle fait construire la maison en 1888, entourée d’artistes républicains venus chercher là un refuge d’inspiration.
Amoureuse de ces paysages splendides, elle laisse à la colline son prénom :
Mont Camille, comme une signature de son passage...

Paul Merwart
1855 - 1902
Le peintre voyageur
Château du Mont Camille - Paul Merwart

Reconnu pour la finesse et l’abondance de son œuvre, Merwart acquiert avec Camille Parquet les terrains qui deviendront le domaine.
Son regard d’artiste imprègne les lieux d’une sensibilité singulière. Il disparaît tragiquement lors de l’éruption de la montagne Pelée en 1902, laissant au Mont Camille un souffle créatif encore perceptible.

Paul Parquet
1856 - 1916
Le gardien du lieu
paul parquet

 

Paul délaisse la boucherie familiale pour des études de chimie. Il rachète alors les parfums Houbigant, crée la Coumarine et pose les bases de la parfumerie moderne. Passionné par les cyclamens sauvages de Châtelneuf, qu’il distille pour ses fragrances, il agrandit la maison en s’inspirant de cette nature qui l’entoure.

Alfons Mucha
1860 - 1939
Le maître des arts nouveaux
Château du Mont Camille - Alfons Muchas

Figure emblématique de l’Art nouveau, Mucha s'est rendu à plusieurs reprises dans le Jura et fréquente le cercle d’artistes liés au domaine.
Sa collaboration avec Auguste Seysses laisse une empreinte artistique remarquable. Il réalise le pavillon Houbignant pour l’Exposition Universelle de 1900, reliant ainsi le Mont Camille à l’effervescence créative de son époque.

Auguste Seysses
1862 - 1946
Le sculpteur des atmosphères
Château du Mont Camille - Auguste Seysses

Sculpteur talentueux, il collabore avec Alphons Mucha et contribue à plusieurs projets artistiques majeurs.
Lorsque Paul Merwart vend ses parts de la propriété, Seysses acquiert une partie du Mont Camille, perpétuant la présence des artistes au cœur du domaine.

Jules Grévy
1807 - 1891
Un président au cœur jurassien
Château du Mont Camille - Jules Grévy

Jurassien de naissance et quatrième président de la République, Jules Grévy demeure profondément attaché à sa terre d’origine. Il entretient des relations avec le sénateur Poupin originaire de Châtelneuf et soutient les artistes et les esprits libres qui gravitent autour de la maison.
Avec l’essor du chemin de fer, il contribue à ouvrir la région au reste du pays, attirant un cercle d’intellectuels et de créateurs engagés.